Parution du 26 Décembre

Maboule de…boules à neige

Gadget devenu objet de collection, la boule à neige a le goût de l’enfance dans un joli monde sous cloche pour Dominique Perrichon qui ouvre les portes de sa collection.

 Dominique Perrichon et ses boules à neige de NoëlDominique perrichon et ses boules a neige de noel

Tout a commencé il y a 7 ans au moment des fêtes de Noël avec une première boule à neige. Et même si cela peut paraitre désuet, voire kitsch, et fait sourire, elle assume car il faut savoir garder une part d’enfance. C’est pour cela que ses préférences vont aux décors de Noël même si sa collection s’est étoffée (quelque 350 pièces) au fil des années de souvenirs de voyage. Comme elle aime à le dire « si ma famille et mes amis me ramènent des boules à neige c’est qu’ils pensent à moi, même en vacances ! »  Et ce qui était au départ un jeu et vite devenu sérieux. Une boule à neige qui a fait boule de neige comme un souvenir tellement charmant.

 

Quelques unes des pièces de sa collection

Quelques unes des boules a neige de la collection

Retour en enfance

Mais quelle est l’origine de la boule à neige ? Les premières authentiques dateraient de l’exposition de Paris de 1878 et sont décrites, à l’époque, comme des presse-papiers en forme de boules creuses remplies d’eau et contenant un homme avec un parapluie. Ces boules contenaient aussi une poudre blanche qui lorsque l’objet était retourné, reproduisait la chute de la neige. Une passion, appelée chionosphérophilie, qui prend de la place car les modèles se font parfois décors. Mais comme sa collection est « visuellement agréable » Dominique Perrichon a su trouver les arguments pour la laisser en bonne place dans la maison. Insatiable collectionneuse elle reste bien sur en quête de la perle rare. En attendant, chaque fois qu’elle passe devant sa collection elle s’empare d’une boule et la secoue et hop  les flocons s’affolent !

 

Retour en enfance

Donation Paillet : 100 ans d’histoire locale

Il est des familles qui marquent leur temps comme la famille Paillet qui reste intimement liée à l’histoire de Bourgoin et Jallieu. Elle le restera d’autant plus que les descendants d’Elise et Jean Marie Paillet viennent de faire don aux archives de la ville d’une collection exceptionnelle.

Monique chretien remet la collection du moniteur au maire vincent chriqui

Monique Chretien remet la collection du Moniteur au maire Vincent Chriqui

Mais remontons le temps. Elise et Jean-Marie Paillet imprimeurs à Bourgoin et parents de Georges Paillet, historien local, membre de l’Académie Delphinale entre autres, achètent en 1906 le Moniteur de Bourgoin, journal d‘annonces légales crée en 1887. Après le décès de son père, Georges Paillet prend les rênes de l’imprimerie au côté de sa mère et va donner à l’entreprise une impulsion nouvelle. Curieux et passionné par l’histoire de sa ville, il va faire de l’information journalistique et l’hebdomadaire devient incontournable. Il en change le nom pour devenir Le Courrier de Bourgoin et aujourd’hui le Courrier Liberté. C’est avec beaucoup d’émotion que sa fille Monique Chrétien entourée de sa famille a remis au maire Vincent Chriqui les 35 volumes reliés de cette collection allant de 1887 à 1978 ainsi que les dossiers de recherches historiques de son père. En effet, en parallèle à son activité professionnelle, Georges Paillet a défendu le patrimoine local et œuvré pour sa préservation, il a écrit de nombreux ouvrages. Comme le soulignait Vincent Chriqui «  la ville de Bourgoin Jallieu est particulièrement reconnaissante à la famille de Georges Paillet pour cette donation unique, véritable trace d’histoire de notre ville ». Une donation comme un passage de relais pour conserver la mémoire collective et en assurer sa transmission.