PARUTION DU 1er NOVEMBRE

Comité Départemental du Dauphiné

 

 

Christian Babonneau : Donner du sens à notre engagement

 

En marge de l’assemblée générale du Comité Départemental organisée par La Fraternelle à Bourgoin Jallieu, le président de la FSCF, Christian Babonneau, a dévoilé quelques uns des axes prioritaires de son premier mandat. Rencontre.

 

Comment s’est passée cette première année de présidence assurant la succession de Jean Vintzel ?

C’est une année que je n’ai pas vu passer. La présidence et la vice-présidence ce n’est pas la même chose. Nous sommes le dernier rempart de la structure et il faut absorber un tas de choses… et surtout cette année a vu la mise en place du projet de développement fédéral.

 

Ce projet comporte une feuille de route avec 11 axes de développement. Quels en  seront les priorités ?

Ce projet de développement fédéral c’est aussi un projet éducatif car il est important dans des associations affinitaires comme les nôtres de rappeler d’où nous venons et qui nous sommes. 11 axes certes mais aussi 33 objectifs et 97 actions qu’il est impossible de développer dans le même temps cela ne serait pas raisonnable. On a donc mis en place un plan d’actions prioritaires avec 3 grands points. Les activités, les structures et les relations extérieures. Les activités sont essentielles, elles sont « le fonds de commerce » de la Fédé et il faut les développer pour répondre aux besoins du terrain. Il faut donc qu’on s’adapte. Pour les structures nous avons 2 échelons de moyens avec les ligues régionales et les comités départementaux. Il faut qu’on s’attache à faire un développement territorial en impliquant nos comités sur la proximité associative et nos ligues sur du transversal.

 

On a dit que vous étiez prêt à « mouiller le maillot », en allant sur le terrain. Quel sentiment en retirez-vous ?

Le sentiment, c’est la passion qui existe sur le terrain. Quand on voit tous les bénévoles qui s’investissement, on ne peut que leur rendre hommage car le terrain est essentiel pour notre développement. Je vais aussi à la rencontre des élus car bien souvent on a des visions parisiennes qui nous font douter parfois de ce qui se passe sur le territoire. Alors on « mouille le maillot » et c’est une des consignes que l’on applique au comité directeur. On rencontre nos dirigeants, on « remonte » les difficultés et surtout on se dit les choses car à chaque problème il y a une solution et à partir de là ont doit avancer plus vite.

 

On sent à la FSCF comme un esprit militant. Pensez-vous qu’on peut le dire ainsi ?

Je pense. Parce qu’on a une histoire, et je crois qu’on est une Fédé historiquement parlant qui s’est appuyée et qui s’appuie encore sur des dirigeants militants. Des dirigeants qui avaient l’habitude en tant que bénévoles de faire, contrairement à d’autres qui faisaient faire par des professionnels. Oui nous avons encore des militants sur le terrain même si je dis qu’on n’en n’a pas assez parce qu’il faut aujourd’hui, et j’aurais pu le mettre en 4ème point prioritaire, de la formation. Quand on voit nos associations nous quitter bien souvent c’est que le technicien a pris le pas sur la gouvernance associative, alors qu’une gouvernance bien maitrisée doit pouvoir « administrer »  son association en sachant que c’est l’élu légitime qui gère et le technicien est le moyen du développement.

 

Parlons du C de la FSCF. N’y a –t-il pas difficulté à créer une interaction entre sport et culture, cette dernière restant souvent un « vœu pieux » ?

Vous avez raison. Mais je dis bien que le C de la Fédé est indissociable du titre. Nous avons des difficultés certes mais il faut qu’on essaie de redynamiser par des concepts nationaux à redescendre sur les territoires. On a crée des commissions nationales et à côté on a crée une grande coordination des pratiques artistiques pour que nos associations se rencontrent car le potentiel de développement des activités artistiques est énorme. Le sport et la culture c’est à nous maintenant de les mettre en musique… Une des grandes idées de ce mandat c’est de faire une grande journée fédérale toutes activités confondues et là on pourrait se rendre compte qu’il n’y a pas que le sport mais aussi la culture, l’éducation populaire et la vie associative.

 

Quel message êtes-vous venu porter au Comité Départemental du Dauphiné ?

Je porte le même message partout car à la Fédé on a tout pour bien faire. On doit d’abord se faire plaisir. Il faut qu’on arrive, ici la Ligue et le comité sont dans cette dynamique, au développement des licences avec l’objectif de 20 agents de développement sur l’ensemble du territoire, 20.000 licences en plus, 100.000 € à trouver dans du partenariat public car il y a un certain désengagement de l’état, connaissant les finances difficiles de la Nation. Et puis c’est la qualité des services. Il faut savoir dire quand ça ne va pas…et c’est le grand message sur les orientations à mener, les objectifs que se donnent le président et le comité directeur. A côté de cela il nous faut des militants et des gens qui croient à tout cela pour « distribuer » la bonne parole. Des gens de terrain comme Pierre Jean Badin avec 30 ans de présidence qui dégage de la passion qui encourage. Quand il y a du militantisme dans une Fédération cela permet le dialogue et l’échange. Je le félicite pour ses 30 ans et je dis : « Bon vent au CDD » !

 

Propos recueillis par Patricia Perry Tricoche

 

Photos :

Christian Babonneau

christian-babonneau.jpg


Les bénévoles de La Fraternelle

les-b-n-voles-de-la-fraternelle.jpg